06 février 2010

Amour fou !

Love Exposure de Sono Sion est un poème trivial, un formidable film de teenagers, une reflexion sur la foi, la croyance et l'identité, une oeuvre d'une liberté narrative étonnante, osant tous les changements de ton pendant ses quatre heures qu'on ne voit pas passer, et tout simplement un immense film d'amour !
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03 février 2010

De l'Art et du cochon...

Dans les années 70, la Nikkatsu est au bord de la faillite. L’une des firmes les plus prestigieuses et les plus anciennes, s’étant illustrée tout autant dans le chambara, que le drame social ou le film de yakuza, ayant vu fleurir des cinéastes aussi importants que Kenji Mizoguchi, Tomu Uchida, Seijun Suzuki ou encore Shōhei Imamura ne s’est toujours pas remise de la guerre qui a conduit les 10 plus grands studios à se fondre en quatre entités, et ne parvient plus à faire face à la concurrence d’autres maisons telles la Toei en... [Lire la suite]
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03 février 2010

Ichikawa, ou l'ironie humaniste

  La sortie chez Carlotta regroupant trois œuvres de Kon Ichikawa permet de redécouvrir ce cinéaste injustement méconnu disparu en 2008. En effet, si quelques uns de ces films ont connu une certaine notoriété, tels Feux dans la Plaine, la Vengeance d’un acteur, Tokyo Olympiades et surtout La Harpe de Birmanie, leur notoriété ne pèse pas grand-chose au regard de la filmographie d’un Kurosawa ou d’un Mizoguchi. Ichikawa s’est essentiellement illustré dans l’adaptation de romans japonais plus ou moins connus ce qui lui... [Lire la suite]
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18 décembre 2007

La mort en mode mineur

Hur Jin-ho est un cinéaste quasiment inconnu en france. Ses films sont pourtant des modèles d'intimité et de pudeur qui prouvent que l'on peut parfois traiter des sujets d'une grande gravité avec grâce et légèreté. Le cinéma coréen ne se limite pas à l'exacerbation des traumas d'un pays déchiré par son Histoire et à ses troubles identitaires. Très éclectique, il est aussi capable de nous offrir des oeuvres simples et intimes, qui frappent par la sobriété et leur justesse. Pour preuve les films de Hur Jin-ho dont seul April... [Lire la suite]
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27 novembre 2007

... à la folie

Loin de la noirceur d'Old Boy, I'm a cyborg but that's ok est un voyage poétique dans la folie de deux êtres, une fable désabusée qui prouve la capacité de Park Chan Wook à renouveler son art tout en conservant sa singularité. Nous sommes tous des robots ; apprenons un peu à nous humaniser. La trilogie de la vengeance aura marqué les esprits au point de coller à Park Chan Wook l'étiquette réductrice d'un cinéaste de l'extrême violence et de la prétendue provocation, tel un avatar coréen de Tarantino, en méconnaissant son impitoyable... [Lire la suite]
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07 novembre 2007

Voyage au bout de la nuit

Près d'un demi-siècle après sa sortie, La Condition de l'homme n'a rien perdu de sa vigueur et, comme une expérience qui transcenderait la dimension cinématographique, le cheminement de son héros nous atteint de plein fouet. En plus de neuf heures d'éblouissement croissant à mesure que le film avance, son destin interroge nos propres choix, notre propre conception de la vie, et nous poursuit longtemps après sa projection. Aborder un tel monument est chose difficile tant l'on se sent humble face à une telle perfection aussi... [Lire la suite]
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30 octobre 2007

Le voile des illusions

Plus qu'un simple mélo, à travers la descente aux enfers de son héroïne, Secret Sunshine nous invite à plonger au delà des apparences en cherchant le sens caché des choses, et à se détromper sur la vérité du monde. Outrageusement esthétisant et photogénique, le plan d’ouverture de Secret Sunshine révèle à lui seul toute la teneur et la complexité d’un film placé sous le signe de l’illusion. Il y a du David Lynch dans ce ciel bleu resplendissant : pour un peu, on se croirait dans le générique de Twin Peaks avec ses oiseaux... [Lire la suite]
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01 décembre 2006

La chose de notre monde

Farce fantastique folle et décalée, The Host vient nous confirmer la vitalité d’un cinéma coréen sincère et rageur. Par le biais des conventions du film d’horreur, Joon-ho Bong nous invite à surveiller la monstruosité qui nous entoure... Si The Host ressemble un peu au film de monstre idéal, c'est probablement parce qu'il n'en est pas vraiment un. Pourtant, l'argument de départ, avec son arrière plan écologique, a tout de l’hommage aux séries-b des années 80 : l'idée d'une bête mutante née de déchets... [Lire la suite]
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