02 juillet 2010

Riccardo Freda, ou le cinéma populaire érudit

Toisés de leur vivant par une grande partie de l'intelligentsia critique qui se plait maintenant à les réhabiliter, certains grands créateurs du cinéma populaire rétintègrent lentement, la place qu'ils ont toujours méritée. Riccardo Freda (1909-1999) est donc de ceux-là. Victime d'un certain mépris qui ne le fit pas rentrer au "panthéon" des auteurs glorifiés, regardé encore aujourd'hui avec une certaine ironie ou... [Lire la suite]
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24 décembre 2007

Serial believers

Le premier constat qui s'impose en revoyant God told me to est que seules les années 70 étaient capables de nous offrir des scénarios aussi fous, dans cette capacité à mêler le divertissement à la contestation. Larry Cohen a beau être l'un des meilleurs artisans de cette liberté créatrice au sein de la série-b, il reste trop peu connu du grand public. Ce joyau du genre, impressionnant et iconoclaste est le meilleur moyen de le redécouvrir. Une étrange vague de meurtres s'abat sur New York. Des tueurs embusqués en haut... [Lire la suite]
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11 décembre 2007

La confusion des sentiments

Le travail de directeur photo de Nicolas Roeg sur des films aussi marquants que Le masque de la mort rouge de Corman, Farenheit 451 de Truffaut ou Petulia de Lester a quelque peu  éclipsé son parcours de cinéaste atypique, avec des oeuvres aussi belles que Walkabout ou Don't Look now. Réalisé en 1980, Bad Timing (Enquête sur une passion en français) mérite à lui seul que l'on redécouvre cet auteur précieux.Le visage effacé dans l'ombre, dans leur appartement respectif, un homme et une femme contemplent debouts, tels face à un... [Lire la suite]
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03 décembre 2007

Le créateur, la mort et le temps

Coppola revient derrière la caméra après dix années d'absence pour une fable métaphysique et mystique sur la quête de la connaissance et le temps. Riche, imparfaite et complexe : passionnante.Dix ans de silence. Après The Rainmaker en 1997, Coppola n'était plus que l'homme des projets avortés (dont son alléchant Megalopolis qui ne pouvait aboutir dans le climat qui suivit  le 11 septembre). Tout au plus figurait-il désormais comme producteur exécutif au générique des films de sa fille... Se pouvait-il qu'un des... [Lire la suite]
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21 novembre 2007

dead men

Une –nième variation sur le brigand bien-aimé ? Mieux : un magnifique requiem célébrant l’enterrement d’un mythe et présentant l’ouest comme un purgatoire où les hommes errent sans fin L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford : un titre bien trop explicite pour ne pas être mensonger. Sous ses résonnances hagiographiques, il prend la légende au pied de la lettre pour aller à rebours, et la faire s’effriter. Ainsi L'Assassinat de Jesse James s’interrogera sur le mensonge et la manière dont la fiction... [Lire la suite]
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24 octobre 2007

L'aventure intérieure

Alors que son précédent film ne laissait entrevoir qu'un agréable réalisateur excentrique mais quelque peu artificiel, la petite merveille qu'est Eternal sunshine of the spotless mind marque la naissance d'un véritable auteur mêlant aux audaces formelles et narratives les émotions les plus bouleversantes. Quand Joël apprend que Clémentine a fait appel à Lacuna inc., spécialiste de l’éradication des mauvais souvenirs pour l’éliminer définitivement de sa mémoire, désespéré, il décide de subir le même traitement. Mais à... [Lire la suite]
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15 août 2007

Histoire grotesque et sérieuse

A l'heure où sortent chez Wild Side trois des films cultes de Jodorowsky, El topo, La montagne sacrée, et Fando et Lis, retour sur le grand absent de ce coffret, et probablement son meilleur film.Santa Sangre marquait le retour de Jodorowsky au Mexique et par conséquent aux sources culturelles et religieuses du pays. Jodorowsky se serait paraît-il inspiré du discours que lui fit un homme accusé d'avoir tué et enterré une vingtaine de femmes dans son jardin. Mais comme dans Santa Sangre toutes les pistes sont brouillées, il est permis... [Lire la suite]
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03 décembre 2006

L'envers du masque

Après quelques beaux ratages, Brian De Palma revient avec un exercice de style qui démonte les rouages du film noir en ayant l’air de lui rendre hommage. Méfions-nous des apparences…. Le Dahlia Noir a tout du film noir classique et lisse : soin apporté à la reconstitution, maquillages glamour, partition jazzy de Mark Isham, personnages archétypiques. Mais à y regarder de plus près, le tableau s’écaille dévoilant sous la propreté du vernis une deuxième couche poisseuse, une deuxième oeuvre ténébreuse et mortifère.... [Lire la suite]
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13 novembre 2006

Souvenirs de la maison des morts

Vos paupières sont lourdes, lourdes… sorte de modèle du film-rêve, La Clepsydre agit sur le spectateur comme une séance d’hypnose, et c’est à contrecœur que l’on se réveille de ce merveilleux cauchemar. Sans aller jusqu’à composer intégralement le texte à l’envers, pour évoquer un univers dans lequel la chronologie est abolie, commençons par la conclusion : La Clepsydre est un chef-d’œuvre. Après Le Manuscrit trouvé à Saragosse et ses temporalités emboîtées les unes dans les autres, la... [Lire la suite]
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13 novembre 2006

Reflets dans un oeil mort

Film poème sur la désagrégation universelle, Les Harmonies Werckmeister est une œuvre majeure qui, si elle est d’un pessimisme achevé, redonne foi en l’avenir du cinéma. Complexe et géniale, elle obsède le spectateur le plus exigeant longtemps après la projection et le pousse à s’y replonger à plusieurs reprises. Muette et somnambule, une foule armée de gourdins marche dans la nuit vers un hôpital, en saccage les locaux et les patients, avant que ne l’arrête net la pâle nudité d’un vieillard dressé devant elle. Elle repart comme... [Lire la suite]
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